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Lexique des travaux en hauteur

Mis à jour le 7 min de lecture Rédaction de ATH - Travaux en Hauteur

En bref. Ce lexique des travaux en hauteur réunit, par ordre alphabétique, les mots que l'on rencontre dans un devis, un mode opératoire, une notice d'équipement ou une offre d'emploi de cordiste, avec une définition courte pour chacun.

Le métier emprunte au droit du travail, au bâtiment, à l'alpinisme et à la spéléologie. Pour le détail des règles, voir ce que dit la réglementation et les EPI contre les chutes.

A

  • Absorbeur d'énergie : élément qui se déchire ou se déploie lors d'une chute pour réduire l'effort transmis au corps. Un absorbeur qui a servi est hors d'usage.
  • Amarrage : ensemble formé par l'ancrage et la façon d'y fixer la corde ou la longe (nœud, sangle, connecteur).
  • Antichute à rappel automatique : enrouleur dont le câble ou la sangle suit l'utilisateur et se bloque en cas de chute. On dit aussi enrouleur.
  • Antichute mobile : coulisseau qui suit l'utilisateur le long d'un support rigide (rail, câble fixé) ou flexible (corde), et se bloque en cas de chute.

B

  • Balisage : délimitation de la zone située sous le chantier pour empêcher le passage pendant les travaux, à cause du risque de chute d'objets.
  • Binôme : équipe de deux. Sur cordes, personne ne travaille seul : le second doit pouvoir porter secours sans délai.
  • Bloqueur : appareil qui coulisse sur la corde dans un sens et se bloque dans l'autre. Il sert à remonter. Le bloqueur ventral se fixe au harnais, la poignée bloqueur se tient en main.

C

  • CACES : certificat d'aptitude à la conduite en sécurité. La recommandation R486 concerne les plates-formes élévatrices mobiles de personnes.
  • Connecteur : pièce métallique à ouverture, souvent appelée mousqueton, qui relie les éléments d'un système. Il doit être verrouillé pendant l'usage.
  • Corde d'assurage : seconde corde, munie d'un antichute, qui protège le cordiste si la corde de travail lâche. Les deux cordes ont des ancrages séparés.
  • Corde de travail : corde qui sert à monter, descendre et se maintenir en suspension.
  • Corde semi-statique : corde gainée à faible allongement, conforme à la norme EN 1891, utilisée pour l'accès sur cordes.
  • Cordiste : professionnel qui réalise des travaux en accès difficile en se déplaçant sur cordes. France Travail le range sous le code ROME I1501.
  • CQP : certificat de qualification professionnelle. Les CQP « Travailler sur cordes » de niveau initial et confirmé sont les qualifications de la branche du BTP (voir CQP et IRATA).

D

  • Descendeur : appareil, le plus souvent autobloquant, dans lequel passe la corde de travail. Il permet de descendre en contrôlant sa vitesse et de s'arrêter mains libres.
  • Déviation : point de renvoi qui écarte la corde de son axe, pour éviter un frottement ou atteindre une zone de travail.

E

  • Échafaudage : structure provisoire qui offre un plan de travail protégé par des garde-corps. Son montage suit la recommandation R408 de l'Assurance maladie pour les échafaudages de pied.
  • EPC : équipement de protection collective. Il protège tous les travailleurs sans action de leur part : garde-corps, filet, plate-forme. La réglementation l'impose en priorité.
  • EPI : équipement de protection individuelle. Contre les chutes, il ne s'utilise que lorsqu'une protection collective est impossible ou insuffisante.

F

  • Facteur de chute : rapport entre la hauteur de la chute et la longueur de corde ou de longe qui la retient. Plus il est élevé, plus le choc est violent : on travaille donc en se plaçant sous son ancrage.
  • Filet de sécurité : protection collective tendue sous une zone de travail pour recueillir une personne ou des objets qui tombent.
  • Fractionnement : amarrage intermédiaire qui découpe une longue corde en tronçons, pour éviter les frottements ou faciliter les passages.

G

  • Garde-corps : protection collective placée en bord de vide. Le Code du travail le veut rigide, entre 1 mètre et 1,10 mètre de haut, avec une main courante, une lisse intermédiaire et une plinthe de 10 à 15 centimètres.

H

  • Harnais antichute : harnais conforme à la norme EN 361, qui maintient le corps pendant et après l'arrêt d'une chute. Il porte des points d'accrochage dorsal ou sternal.
  • Harnais cuissard : ceinture à cuissardes (EN 813) qui permet la position assise en suspension. Pour le travail sur cordes, il est associé ou intégré à un harnais antichute.

I

  • IRATA : Industrial Rope Access Trade Association, association internationale de l'accès sur cordes. Elle certifie les techniciens en trois niveaux, pour trois ans.

L

  • Ligne de vie : câble, corde ou rail fixé entre plusieurs ancrages, sur lequel on se relie pour se déplacer en restant protégé. Elle peut être permanente ou provisoire (voir les lignes de vie en toiture).
  • Longe : élément de liaison entre le harnais et l'ancrage, de 2 mètres au plus. Une longe antichute comporte un absorbeur d'énergie.

M

  • Maintien au travail : technique qui soutient le travailleur à son poste, appuyé ou suspendu, sans prétendre arrêter une chute.
  • Mode opératoire : document qui décrit, pour un chantier, les méthodes d'accès, les équipements, les étapes et les consignes de sécurité.

N

  • Nacelle : nom courant de la plate-forme élévatrice mobile de personnes (PEMP).

P

  • PEMP : plate-forme élévatrice mobile de personnes. Engin qui élève une plate-forme munie de garde-corps, sur camion, sur chenilles ou automoteur.
  • PIRL : plate-forme individuelle roulante légère. Petit poste de travail à garde-corps, qui remplace l'escabeau.
  • Plan de prévention : document établi entre l'entreprise extérieure et le site qui l'accueille. Il est écrit obligatoirement pour certains travaux dangereux, dont ceux du BTP exposant à une chute de plus de 3 mètres.
  • Plan de sauvetage : procédure écrite et préparée avant le chantier pour dégager rapidement un travailleur bloqué ou suspendu, avec le matériel prêt sur place.
  • Point d'ancrage : élément fixe capable d'arrêter puis de retenir une personne. Les dispositifs d'ancrage relèvent de la norme EN 795.
  • PPSPS : plan particulier de sécurité et de protection de la santé, rédigé par chaque entreprise intervenant sur un chantier soumis à coordination.

R

  • Registre de sécurité : registre où l'employeur consigne les vérifications périodiques, notamment celle des EPI antichute.
  • Retenue : technique qui empêche le travailleur d'atteindre la zone où il pourrait tomber, par une longe de longueur adaptée.

S

  • Sellette : siège suspendu sur lequel le cordiste s'assoit pour travailler longtemps sur la façade.
  • Suspension inerte : situation d'une personne immobile, pendue dans son harnais après une chute ou un malaise. Elle devient vite dangereuse, d'où l'importance d'un sauvetage rapide.

T

  • Tirant d'air : hauteur libre nécessaire sous le travailleur pour qu'une chute s'arrête sans qu'il heurte le sol ou un obstacle. Il tient compte de la longe, de l'allongement de l'absorbeur et de la taille de la personne.
  • Travail en hauteur : travail exposé à un risque de chute avec dénivellation. Depuis 2004, la réglementation générale ne fixe plus de seuil de 3 mètres : le risque s'évalue au cas par cas.
  • Travaux acrobatiques : nom courant des travaux réalisés sur cordes, en façade, sur falaise ou sur ouvrage (voir le prix des travaux acrobatiques).

V

  • Vérification générale périodique : contrôle obligatoire des EPI antichute par une personne qualifiée, au moins tous les douze mois.

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Sources : Code du travail, articles R. 4323-58 à R. 4323-90, notamment R. 4323-59, R. 4323-61, R. 4323-63, R. 4323-64 et R. 4323-89, et R. 4323-99 à R. 4323-106 (Légifrance, Code du travail numérique) ; arrêtés du 19 mars 1993 sur les vérifications des EPI et sur la liste des travaux dangereux soumis à plan de prévention écrit ; INRS, dossiers sur les chutes de hauteur et les EPI ; MSA, fiche réglementation chutes de hauteur ; France Travail, fiche ROME I1501 ; CPNE conjointes du BTP, fiches des CQP « Travailler sur cordes » ; normes NF EN 354, 361, 795, 813, 1891 et 12841 (AFNOR) ; IRATA.

Questions fréquentes

Vos questions

Quelle différence entre retenue et arrêt de chute ?

La retenue empêche d'atteindre le bord ; l'arrêt de chute laisse tomber puis stoppe la chute. La retenue est toujours préférable quand elle est possible.

Pourquoi deux cordes en travaux sur cordes ?

Le Code du travail impose une corde de travail et une corde d'assurage, ancrées séparément : si l'une lâche, l'autre retient le cordiste.

Une nacelle dispense-t-elle du harnais ?

Pas toujours : certaines nacelles imposent le port d'un harnais relié à la plate-forme. La notice du constructeur et l'évaluation des risques le précisent.